Lorsqu’un plan local d’urbanisme impose un nombre minimal de places de stationnement par logement, un projet d’extension de logement d’une construction non conforme aux dispositions de ce plan doit-il prévoir la réalisation desdites places de stationnement ?
De jurisprudence constante, lorsqu’une construction existante n’est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d’un plan local d’urbanisme régulièrement approuvé, un permis de construire ne peut être légalement délivré pour la modification de cette construction, sous réserve de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, que si les travaux envisagés rendent l’immeuble plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues ou s’ils sont étrangers à ces dispositions (Conseil d’Etat, 27 mai 1988, 79530) ;
Dans le cas d’espèce, l’article UJ 12 du règlement du plan local d’urbanisme de la Commune de Grasse prévoyait que « pour les constructions à usage d’habitation, il est exigé 2,5 places de stationnement par logement ».
Le tribunal administratif de Nice avait retenu que les travaux en litige consistaient en un projet d’extension de logement d’une construction dont la conformité aux dispositions précitées du plan local d’urbanisme n’était pas établie. Il avait en conséquence retenu l’illégalité des travaux contestés.
Le Conseil d’État considère que le tribunal a commis une erreur de droit et énonce que, pour l’application de la jurisprudence Sekler, « des travaux entrepris sur un immeuble existant qui n’impliquent pas la création de nouveaux logements mais seulement l’extension de logements existants doivent être regardés comme étrangers aux dispositions d’un plan local d’urbanisme imposant un nombre minimal de places de stationnement par logement » .
Quota de 30 % de logements sociaux en commune carencée : la règle est cristallisée par le certificat d'urbanisme
L’obligation d’intégrer au moins 30 % de logements locatifs sociaux dans les opérations réalisées en commune carencée est une disposition d’urbanisme au sens de...
Schéma directeur de la région Île-de-France : les partis d'aménagement retenus ne relèvent que d'un contrôle restreint à l'erreur manifeste d'appréciation
Saisi de recours dirigés contre le décret approuvant le schéma directeur de la région d’Île-de-France, le Conseil d’État précise que les auteurs du schéma...
SDRIF : l'État peut modifier le schéma adopté par le conseil régional pour assurer la mise en œuvre d'un projet d'intérêt général
Le décret en Conseil d’État qui approuve le schéma directeur de la région Île-de-France peut s’écarter de la version adoptée par le conseil régional,...
PLU et protection du patrimoine : l'obligation d'employer un matériau déterminé n'est légale que s'il est le seul moyen d'atteindre l'objectif de conservation
Programme d'aménagement d'ensemble : la délibération est exécutoire dès son affichage et sa transmission au préfet, sans égard aux formalités de l'article R. 332-25
Une délibération instituant un programme d’aménagement d’ensemble devient exécutoire dès qu’elle a été publiée ou affichée et transmise au représentant de l’État. Le non-respect...
De l’intérêt à agir d'une association contre un permis de construire au regard des décisions rendues en 2017
L’intérêt à agir d’une association contre un permis de construire s’apprécie au regard de l’objet social de l’association tel qu’il figure dans ses statuts....